stephane gantelet
sculpteur
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identification de l'oeuvre
titre
NaturePortable
reférence
111
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A partir d’une série de captures 3D d’un téléphone portable posé en pleine nature dans différents endroits, le programme informatique de NaturePortable tente de dessiner en temp réel et à sa manière ce drôle de paysage

  • Note d’intention :
    (note écrite au mois d’août 2019 soit au tout début du projet)

Un morceau de nature, un téléphone. Un dialogue impossible, contre-nature. À moins de dénaturaliser la nature et de naturaliser le téléphone dans un monde commun. Inclure les deux dans une même strate graphique et ouvrir ainsi un espace visuel où le code génétique de l’un a tout à voir avec le code génétique de l’autre. Et trouver une manière visuelle de révéler cette unicité sous-jacente.

Le sujet : un téléphone portable éteint posé dans un coin de nature sur la plage ou a la montagne.

Ce monde commun c’est celui de l’espace virtuel où tout ce qui entre dans l’œil de l’appareil photo, en multipliant les prises de vue autour du sujet, est comparé et triangulé pour définir un nuage de points. Ce nuage est un tableau dans lequel sont rangées les coordonnées de chaque point, 3 par points dans un monde en 3D (position en largeur, en hauteur et en profondeur). Parfois certaines informations qui produisent des résultats sans consistance sont abandonnées par le programme se chargeant du boulot de reconstruction créant ainsi une interprétation algorithmique du sujet. Le résultat est une image en 3 dimensions sur l’écran d’un ordinateur où téléphone et nature sont stockés dans un même tableau de points dans l’espace.

Partant de là j’ai écris un programme qui sélectionne certains points du tableau et qui dessine au fur et à mesure, en temps réel, le téléphone dans la nature. Mais le programme perturbe ce dessin.

Au lieu d’aller d’un point à un autre et de tracer ce chemin à l’écran en temps réel, il est détourné vers le point suivant avant d’avoir pu atteindre le point précédent.

À l’issue de ce processus ( le modèle est subdivisé en cinq sections laissant apparaître cinq dessins en train de se faire simultanément), le modèle 3D se dessine progressivement en surimpression. Un dialogue entre le téléphone dans la nature et le dessin incomplet semble se dessiner.

Mais subitement le dessin est abandonné pour un nouveau dessin qui petit à petit fait apparaitre l’heure sur l’écran. Le téléphone fait donc une chose toute simple que les téléphones portables savent faire, à savoir donner l’heure.

Et finalement, au fond, le téléphone de par son fonctionnement numérique a tout à voir avec le dispositif imaginé, et la nature s’en trouve « irréalisée » tant elle est incompatible avec lui.

Ici j’ai écrit un épilogue à cette note d’intention une fois le projet terminé et présenté lors d’une expo à Sète : Epilogue

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